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Chronique d’un piratage sociétal …

Chronique d’un piratage sociétal …


Le 2 août dernier, je reçois un email de notre réseau social préféré m’avertissant d’une tentative de connexion à mon compte.

Le temps de me connecter pour sécuriser mon compte et le pirate avait déjà publié des images pédo-pornographiques sur mon profil.

Cela a entrainé de manière immédiate le blocage de mon compte.

Mais le pirate a entretemps réussi a s’emparer de mon business manager que j’utilise pour la diffusion d’informations et de publicités pour une entreprise que je dirige par ailleurs.

Et la spirale infernale fut alors enclenchée.

Impossible de me connecter et d’agir. Impossibilité de contacter une personne physique sur face***.

Les réseaux sociaux sont pilotés et gérés par des ordinateurs exclusivement.

Et même si vous versez des milliers d’Euros en publicités, Face*** se fiche de cela.

Nous n’existons pas en tant que personnes conscientes et humaines. Nous ne sommes que des fragments d’algorithmes qui interagissent avec la matrice initiale de face***.

Pour ceux qui ont vu le film Matrix, la réalité dépasse la fiction.

Le pirate a ainsi diffusé des publicités qui ont toutes été approuvées par face*** puisque je recevais les emails laconiques d’acceptation de la part de Face***.

Face*** a ainsi soutenu les forfaits du pirate et s’est rendu complice en m’empêchant d’intervenir et en bloquant toute possibilité d’action. Quelle belle morale pour les censeurs du vingt et unième siècle !

De temps à autre un email automatique me prévenant que mon compte allait être supprimé si ne ne mettais pas à jour mon profil en supprimant les publications litigieuses.

Mais sans possibilité de me connecter, impossible d’agir.

J’ai déposé plainte en gendarmerie et effectué de nombreuses tentatives infructueuses de communication avec Face***.

Je ne parlerai pas des aspects chronophages et des stress engendrés.

Comme j’ai bloqué les paiements auprès de ma banque, Face*** a finalement décidé de suspendre le business manager et par conséquent mon compte.

Car derrière de prétendus principes, seul compte l’argent.

Je perd ainsi 5000 contacts, l’accès à mes pages pro et à mes groupes. Cela représente plus de 10 ans de travail relationnel et de communication, détruit par des algorithmes informatiques dépourvus de conscience.

Tout est question de bénéfices et d’intérêts financiers en réalité.

Mais comme disait le Dalaï Lama : « Je ne perd jamais, soit je gagne, soit j’apprend. »

Et j’ai appris la valeur de ce réseau social qui n’a de social que le nom. C’est en réalité une tribune d’exhibitionnisme et de voyeurisme ou de surcroit chacun à la liberté de donner un avis qui ne lui est par ailleurs pas demandé.

C’est surtout une grande utopie, puisque ceux qui se connaissent réellement et entretiennent des liens d’amitié dans la vie réelle n’ont pas besoin de ce champ de mascarade et de mauvaise comédia del arte.

Voilà ce qui préfigure la société à venir. Nous nous sommes tous énervés avec un standard téléphonique qui vous renvoie d’une fonction à une autre pour finalement vous raccrocher au nez et vous obliger à recommencer les opérations, le tout sous couvert d’appel payant.

Car rien n’est gratuit. Seul compte l’argent et la puissance de manipulation des individus.

N’importe quel recruteur tape le nom des candidats sur Google et visite son profil sur les réseaux sociaux. Il accède ainsi à des informations particulièrement authentiques quant à la réalité de la personnalité du candidat à l’embauche.

Pour terminer, je pose la question du profit de ce piratage. Bien entendu, la prise de contrôle du business manager représente un délit clairement identifié.

Mais mon activité commerciale ne suscite pas de volant d’affaires publicitaires qui puissent intéresser de vrais pirates.

Alors regardons à qui profite réellement le crime.

Les vérités ne sont jamais bonnes à dire et encore moins à entendre. Et parfois, par honnêteté et par altruisme, on vient inconsciemment perturber des esprits malades, égotiques, mercantiles et pervers narcissiques. Et fidèles aux ténèbres de leur âme, ils se retranchent derrière l’innommable de l’ombre car leur courage est inversement proportionnel à la perversion de leur égo.

Qu’ils soient pirates mercantiles ou manipulateurs scélérats, ils découvriront tôt ou tard l’implacable loi de compensation de l’universalité.

Selon l’adage africain :

« Si tu es agressé, ne te met pas en colère, assieds-toi calmement au bord du marigot et attend. Car tôt ou tard, tu verras le cadavre de ton ennemi passer ».

Je leur souhaite beaucoup de lumière et d’amour car ils en auront besoin.


Post scriptum : toutes mes tentatives de publication de ce texte sur Face*** ont été rejetées avec menaces d'être banni du réseau social. Comme quoi les censeurs veuillent à leur image, mais se fichent de protéger ceux qui font leur fortune et leur gloire.


Photo : leptidigital.fr




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